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Editorial

La responsabilité des chefs d’Etat d’Afrique centrale dans l’intégration régionale.


publicado por: Remigio Obiang Ndong Obiang el 12/09/2006 12:48:47 CET

La responsabilité des chefs d’Etat d’Afrique centrale dans l’intégration régionale.
Par Maître Daniel OYONO

Partant de la spécificité de nos Etats respectifs et tenant compte des différentes conditions objectives, nous avions considéré nécessaire une stratégie de collaboration dirigée vers la constitution d’un espace plurinational, pluriculturelle et plurilinguistique capable de favoriser une nouvelle culture politique des relations de coopération interafricains centrées sur le dialogue, le respect de la diversité et la tolérance dans nos pays par l’action responsable des gouvernements et des partis politiques nationaux. Un espace politique, économique et social basé sur une relation égalitaire des Etats en question dans un processus d’articulation politico-économique dont I’intégration devrait se baser sur l’articulation des différents peuples et cultures d’Afrique centrale grâce à une profonde réflexion. C’est pourquoi les grandes lignes programmatiques énoncées par la Conférence des chefs d’Etat et des gouvernements de l’Afrique centrale à I’aube de la fondation de la Commission économique et monétaire des Etats d’Afrique centrale -CEMAC- avaient signifié pour nos populations une illusion d’une double volonté politique :

1 - Promouvoir et défendre avec rigueur les intérêts de nos Etats ainsi que de tout un chacun des citoyens de la région d’Afrique centrale, orienter les principales décisions de l’avenir avec loyauté et fermeté pour atteindre le bien-être économique et social des populations.

2 - La construction des Etats forts, respectueux des droits humains fondamentaux et les valeurs de liberté, égalité, générosité, le pluralisme politique, la justice et la cohésion sociale, pour assurer le progrès personnel et le développement du pays á partir de l’équilibre territorial.

Devant nos gouvernants apparaît et continue d’apparaître un ensemble de défis et de besoins qui exigent á nouveau notre attention et même notre participation si nous voulons que l’Afrique centrale arrive grandir et á marcher quant é sa capacité de décision, et surtout, conquérir le poids politique et le respect international de ses partenaires, comme des Etats sérieux et non comme les paladins de la corruption.

Les engagements remportés dans les Sommets de la CEMAC ne devront pas être seulement pour donner des solutions á des problèmes réels á l’intention des citoyens de nos Etats, mais Ils devraient aussi configurer des garanties d’efficacité déterminantes quant la construction et la consolidation de l’état de droit où les citoyens se sentent libres et rassurés, hors de tout arbitraire et de toute méfiance de la part des gouvernements et de ses agents.

Les gouvernements d’Afrique centrale devraient encore avancer, investir dans les secteurs productifs avec un grand contenu social, en liant la nécessaire croissance économique é l’amélioration de l’état de bien-être, l’harmonisation de nos économies, la compétitivité et l’autosuffisance alimentaire pour réduire la dépendance extérieur pour certains articles de première nécessité.

Nous avons cru aussi que les diverses mesures d’ajustement économique proposées devaient être des outils de référence dans les secteurs essentiels tels que la santé et les médicaments, l’éducation, la culture, les routes, les communications, l‘eau potable, l’assainissement, les sports, les infrastructures sociales, les nouvelles technologies, la société de l’information, la recherche, la promotion des petites et moyennes entreprises, l’emploi, l’égalité, l’intégration des personnes les moins favorisées ou handicapées et les politiques de justice sociale dans la société.

Nous avons cru aussi que les gouvernements allaient mettre sur place des politiques de stimulation et la production et á la compétitivité qui devraient être une réalité pour contribuer á donner des réponses devant satisfaire la croissance démographique et spécialement, dans la réorganisation des services publics au profit des citoyens.

Cette transformation devrait être nécessaire dans la lutte contre la pauvreté et assurer le progrès et le développement de la région dans le cadre de la croissance globale et des priorités fixées par les pays. Appliquer une tolérance zéro ¿ la corruption qui gangrène les administrations, la vie politique et économique. En fait, la corruption c’est une pandémie qui prend de l’ampleur et complique la lutte et les efforts contre la pauvreté et frustre les mécanismes de la bonne gouvernance, préalable au progrès et au développement.

Cette réflexion faite, nous nous demandons aujourd’hui à quoi sert la CEMAC ? Née dans un processus mûrement réfléchi sur les réalités et circonstances politiques, économiques et sociales des Etats d’Afrique centrale, la CEMAC a démontré, pendant toutes ces années, qu’elle était une simple copie d’un organisme quelconque. On présume encore que l’objectif de la CEMAC était de construire un espace économique, social, solidaire et cohérant dans la sous région, mais que cela a été fait partir des faux paramètres, techniquement assurables, mais ¡inadaptés socialement. Une feuille de route ruinée par les disputes constantes et le manque de volonté politique des plus hauts gouvernants font que la CEMAC est maintenant une triste réalité agonisante. Sans un programme actualisé pour dynamiser l’organisation, les Sommets des chefs d’Etat se sont transformés á des spectacles démesurés de gaspillage d’argent, d’ostentations et d’exhibitionnisme pour les participants, pendant que plus de 22 millions d’habitants du Cameroun, de Centrafrique, du Tchad, du Gabon, de Guinée Equatoriale et du Congo Brazzaville, se trouvent perplexes et inquiets. Année après année, ils n’ont toujours aucune solution leurs besoins les plus élémentaires comme nous venons de le constater, le 7 août, é N’Djamena, au Tchad : le Sommet organisé par le président Idriss Déby Itno a été un vrai fiasco.

L’échec subi au niveau des grands projets socio-économiques, l’impossibilité fonctionnelle des institutions de l’organisation par divers obstacles tels que le simple fait en matière de libre circulation des personnes, des biens et services et des capitaux; les difficultés dans les procédures dues au manque de réglementation douanière hormogène ; l’arbitraire et le marchandage des différents gouvernements en matière de concession des visas et les permis de séjour, les mesures draconiennes de procédures excessives, exceptionnelles avec des méthodes violentes et inhumaines pratiquées lors des expulsions massives des citoyens des Etats de la CEMAC, en confisquant leurs biens et même de l’argent travaillé durant des années ou toute une vie sans aucune considération humaine. Alors que, lorsqu’il s’agit de non africain, le traitement est autre presque bienveillant, aucune contradiction que nous observons avec beaucoup de préoccupation.
La CEMAC dans ces conditions, sans avoir atteint le minimum de ces grands objectifs vitaux, est une entreprise condamnée disparaître et ce serait un échec général de toute l’Afrique centrale dans sa crédibilité. Parlant d’un point de vue réaliste, c’est impossible de construire et d’arriver consolider dans une intégration sérieuse les pays qui n’ont rien en commun, les pays qui ne défendent pas les mêmes droits, les mêmes valeurs et n’ont pas, en plus une même conception ou vision du progrès, et de la justice sociale au niveau du développement des populations. Voici alors le péché d’origine de la CEMAC fondée sans une carte politique conditionnant l’association à des valeurs et droits fondamentaux des peuples, étant l’unique condition pour être un Etat de la région d’Afrique centrale.

L’aspect principal de l’immobilisme de la CEMAC, c’est l’atroce rivalité entre les chefs d’Etat qui à l’heure de la vérité, ne sont pas d’accord dans l’approche des problèmes communs, sauf quand il s’agit de défendre des possessions qui renforcent la potentialisation des intérêts nationaux de ces pays respectifs. La discorde semée par les tout célèbres quotes-parts pour avoir davantage du pouvoir dans l’organisation au détriment de l’intérêt général de la communauté en est un exemple clair. Il y a des gouvernements qui n’ont pas encore compris l’importance de l’intégration régionale pour notre développement et continuent á faire obstacle á son avancement. C’est le problème le plus sérieux pour les Etats de l’Afrique centrale au risque de voir mourir l’organisation. Si nous partons du fait que la possible intégration économique envisagée par la CEMAC est le prélude de la véritable unité africaine comme dans des autres régions du continent, II n’y a qu’à commencer par l’intégration politique ferme de nos Etats.

C’est la responsabilité des chefs d’Etat d’Afrique centrale envers nos populations et devant l’histoire. En tant qu’Africain originaire de l’Afrique centrale, je crois fermement aux potentialités humaines de notre chère sous région et notre capacité pour non seulement appuyer la CEMAC dans son aspect nettement économique mais aussi soulever publiquement le débat sur la question de l’intégration politique.

Maître Daniel OYONO
Les chefs d’Etat de la CEMAC.
AFRIQUEDUCATION nº 210 - Du 16 au 31 AOÛT 2006.


Fuente: Par Maître Daniel OYONO

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