Texte publié par les Services officiels de communication du C.R.A.M.O.E.G.
Paris, le 05 mai 2005
Contacts, Melle Magdalena ADA : cramoeg29executif@hotmail.com
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Par Manuel RUBEN N’DONGO, Écrivain, Consultant Politique et Président Exécutif du CRAMOEG
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Si, depuis novembre 2003, la petite Guinée-Équatoriale défraie la chronique des medias internationaux en raison de sa situation politique, économique et sociale, force est de constater l’émergence d’un nouveau courant politique particulièrement agressif conduit par une opposition radicale qui ne trouve pas mieux que d’appeler à la violence politique. Ce courant politique qui, agissant dans l’ombre et prêt à pactiser « avec le diable » pour atteindre ses buts, n’hésite pas à jouer aux cassandres en agitant l’épouvantail d’une possible « guerre civile » dans le meilleur des cas, et des actes terroristes dans le pire des cas. Cette radicalisation de propos appelant à la violence vise, non seulement le régime en place, mais aussi, aux pays (Américains, Français, Espagnols…) dont les Multinationales sont présents dans notre pays.
Récemment, divers articles et communiqués incitant à la haine raciale contre les Occidentaux (Espagnols, Français, Américains) exploitant les ressources pétrolières de la Guinée-Équatoriale ont été diffusés dans les medias et dans le réseau Web international. L’auteur ou les auteurs de ce nouveau courant politique radical vont même jusqu’à préconiser l’utilisation du terrorisme comme la suite logique d’une lutte légitime du peuple équato-guinéen qui doit se soulever contre ce qu’ils appellent : Les « blancs » envahisseurs & spoliateurs de l’Afrique.
Cela va de soi, qu’à la lecture de telles dépêches de presse, quelques questions nous sont venues à l’esprit car, démocrates que nous sommes, nous ne pouvons pas rester insensibles devant de tels propos qui ressemblent fort bien à ceux qui sont prononcés ici ou là au Proche et Moyen-Orient par des fanatiques d’AL KAÏDA d’Oussamane Ben Laden. D’ailleurs, ce dernier qui, au nom d’une certaine philosophie qu’il fait de la religion, a bâti le terrorisme sanguinaire pour combattre ce qu’il appelle « des mécréants & impies » qu’il accuse de « souiller les terres saintes de l’Islam. »
En fait, c’est au nom de la religion, de la fibre nationaliste ou de pseudo patriotisme ethnique ou racial que l’on tue aveuglement de nombreux innocents !!
Alors pourquoi ?
Je ne partage pas cette philosophie de la haine à autrui sur la terre africaine animiste, chrétienne et laïque de la Guinée-Équatoriale. Pour bâtir notre pays et préparer l’avenir économique et social de nos futures générations, nous avons besoin plus de solidarité et de fraternité !!
C’est la raison pour laquelle, je ne peux m’empêcher de poser ces quelques questions en direction de ceux qui prônent la violence politique en politique équato-guinéenne :
Le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ? Pourquoi faudrait-il recourir à la violence et la cruauté pour atteindre un but ?
Pour trouver une solution politique honorable aux problèmes politiques équato-guinéens, a-t-on vraiment besoin de recourir au terrorisme et à la lutte armée dans notre pays ?
Si la nature de « l’hominidés, » devenu homme moderne, est façonnée par la violence inscrite dans les gènes, mais l’évolution acquise au cours des millénaires, la connaissance et l’intelligence qui sépare de l’humain à l’animal…, ne nous donnent-ils pas aujourd’hui les moyens de la suprématie par la réflexion, les facultés mentales & intellectuelles pour nous débarrasser définitivement du fardeau atavique de la férocité d’une autre ère ?
Je condamne avec véhémence ce genre d’appels à la violence et à l’incitation à la haine raciale. Certes, tout individu est en droit de défendre ses, ou sa cause. Mais la défense de celle-ci ne peut justifier les actes de violences qui menacent la société et ses ayants droit. L’esprit de responsabilité et de bon sens doit toujours prévaloir pour régler des conflits : qu’ils soient politiques, raciaux ou économiques.
Si l’on sait comment naît un certain nombre des conflits, il est par contre difficile, de mesurer la suite et des graves conséquences qui en découlent aussi bien pour les populations locales que pour l’économie et le social. C’est pourquoi je recommande vivement à tous nos compatriotes d’agir avec pondération et l’esprit de responsabilité en vue d’un règlement pacifique de la situation. Au regard de la conjoncture économique, politique & diplomatique internationale actuelle, les dérives terroristes sont multiples à travers le monde !!
Car, c’est au nom d’une certaine idée de « l’Islam, » que l’intégrisme religieux tue de nombreux chrétiens à travers le monde : en Algérie et au Pakistan ; c’est encore au nom de cette même religion que de nombreux intégristes persécutent et assassinent des Chrétiens d’Indonésie et de l’Inde, des Philippines et du Nigeria... !
L’intégrisme, qu’il soit religieux, tribal ou racial constitue un réel danger pour les grandes démocraties, pour nos civilisations et pour les peuples à la recherche d’un idéal démocratique. Car, la prégnance de la culture du terrorisme et de la haine contre l’Occident par les masses populaires africaines ou Tiers-mondistes, constitue un obstacle à la paix, à l’évolution démocratique et à l’ouverture d’un dialogue constructif entre civilisations et peuples de par le monde.
La Guinée-Équatoriale, devenue depuis 1990, petit Émirat pétrolier du Golfe de Guinée et peuplée de moins d’un million d’habitants attire les convoitises effrénées des marchands internationaux de l’Or noir. Ce qui suppose, que sans la stabilité politique et l’adhésion totale de tous les citoyens à la « chose » publique de leur État, le pays s’expose à diverses opérations de déstabilisation.
Les risques sont grands !!
C’est pourquoi, je lance un appel à tous nos compatriotes pour plus de retenus dans leurs engagements publics en vue d’un changement politique. Car en Guinée-Équatoriale, ce n’est pas un appel à la vindicte populaire contre le régime en place qu’il nous faut ! mais l’appel au dialogue et à la concertation : gouvernement et opposition modérée !!
Nous devons palabrer, palabrer !! Il faut trouver des voies et moyens qui permettent à tous les citoyens sans aucune distinction de se retrouver autour d’une table afin de mettre en œuvre un projet politique commun pour faire avancer les projets de développement économique et social, et par voie de conséquence, une sortie de crise honorable pour toutes les parties.
C’est pourquoi, au nom du CRAMOEG et des partis politiques qui le composent, j’invite tous les mouvements d’opposition modérée, la société civile et les diverses autres ONG & Associations regroupant de cadres équato-guinéens en exil de se joindre à nous, afin qu’ensemble, nous puissions mettre en œuvre les mécanismes nécessaires nous permettant de promouvoir rapidement la réconciliation nationale en Guinée-Équatoriale. Car, le temps n’est plus à la division et aux querelles partisanes !! Nous devons unir toutes les forces. Car tout ce qui nous divise affaibli l’édification d’une société équato-guinéenne, libre, stable et démocratique.
Nous ne devons pas détruire les chances de perspectives économiques et politiques de notre pays !! J’espère qu’à l’heure où j’écris ces quelques lignes, les réseaux dormants de l’intégrisme international n’ont pas construit leurs nids meurtriers en Guinée-équatoriale pour fanatiser les futurs terroristes potentiels.
Manuel RUBEN N’DONGO
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