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Au pays d’Obiang, le pire est à venir publicado por: Celestino Okenve el 25/09/2005 3:31:30 CET
Au pays d’Obiang, le pire est à venir En el país de Obiang, lo peor está por llegar
23/9/2005
En Guinée Equatoriale, la vie n’est pas un long fleuve tranquille. La famille se dispute le pouvoir à coup de centaines de millions de dollars. Dans ce riche et minuscule émirat pétrolier du golfe de Guinée où la population vit dans la misère la plus totale, le clan Obiang Nguema dirige tout et gère le pays comme une entreprise particulièrement prospère. Cette richesse attire les convoitises et jalousies de frères, sœurs, oncles ou cousins de l’actuel président, Téodoro Obiang Nguema (photo) arrivé au pouvoir à la faveur d’un coup d’Etat en 1979. Le pays est tenu d’une main de fer par des proches du président. Armengol Ondo Nguema est inspecteur des armées, Antonio Mba Nguema est ministre de la Défense, Manuel Nguema MBa est ministre de la Sécurité. Côté budget national, il est contrôlé par un autre membre de la famille, Melchor Engonga Edjo, neveu de Téodoro Obiang Nguema. Ce sont des Marocains qui assurent la garde rapprochée du chef de l’Etat car ni lui, si sa famille ne font confiance aux soldats de l’armée nationale. « Le président Equato-guinéen doit le pouvoir à ses proches. Sans eux il saute en quelques jours », confie un expert militaire occidental. Aucune raison donc que le riche chef d’Etat ne remette en cause l’équilibre existant depuis le coup d’Etat. Certes, le responsables des forces de sécurité, le Général Ndong Ona, lui aussi membre du clan, est en résidence surveillée mais à part ça, tout semble aller bien à Malabo, la capitale où l’eau et l’électricité sont une denrée rare. Pourtant, la situation est bien plus tendue qu’il n’y paraît et une sourde lutte oppose le président et ses proches au reste de la famille. Téodoro Obiang Nguema que l’on dit malade envisage de confier le pouvoir à l’un de ses fils, Teodorin Nguema Obiang. Ce dernier est convaincu d’avoir un destin national ; il s’y prépare. En accord avec son père, il aurait recruté une petite armée privée chargée de faire le coup de force contre l’armée régulière dirigée par ses oncles en cas de passation de pouvoir qui serait tout sauf démocratique. Ainsi, Teodorin se serait entouré d’anciens mercenaires de l’Unita stationnés pour le moment en Angola et de gardes du corps de l’ancien président ghanéen, Jerry Rawlings. Autrement dit, l’actuel chef d’Etat préparerait en secret son propre coup d’Etat pour installer son fils au pouvoir et éliminer du même coup l’encombrant entourage familial. « Tout est possible dans cet étrange pays », explique le même expert militaire. « Le fils répète à qui veut bien l’écouter qu’il rêve de faire exécuter ses oncles et une partie de ses proches en place publique ». Teodorin Nguema Obiang est né en 1969. Eduqué dans un pensionnat français, il fait ses premières armes dans les affaires en trafiquant du pétrole au Gabon et au Cameroun et en revendant des voitures volées dans ces mêmes pays. Quand le pétrole jaillit au large des côtes guinéennes, le fils revient au pays pour mettre en place tout un système de racket sur les exportations de bois et sur le pétrole. A partir de là, l’argent coule à flot. Nommé il y a quelques années ministre des Forêts par son père, il ne passe pas plus de deux mois en Guinée Equatoriale. Se déplaçant à bord de son jet privé, un Gulfstream américain payé cash 50 millions de dollars, Teodorin se promène à travers le monde entre Los Angeles, Le Cap, le Maroc et la France. Sans doute pour entretenir son luxueux parc automobile et ses jolies amies russes davantage séduites par son chéquier que par sa vision géostratégique de l’Afrique centrale. Ses frasques nocturnes à Paris avaient d’ailleurs conduit les autorités françaises à suggérer à l’intéressé qu’il espace ses visites dans la capitale. « Teodorino, c’est Eddy Murphy dans le film ”Un prince à New York” mais l’acteur américain lui au moins est vraiment drôle », explique un gérant de discothèque à Paris qui à l’habitude de recevoir Nguema Obiang Quand il revient dans son pays, il évite de résider dans la capitale jugée peu sûre préférant la seconde ville de pays, Bata, située sur la partie continentale. Il y possède de nombreuses demeures et voitures dont une Rolls Royce noir. Il vient de donner le premier coup de pioche d’une villa dont le coup est estimé à 22 milliards de francs CFA ! Le président de Guinée Equatoriale connaît tous les détails de la vie de son fils. Il ne semble pas s’y opposer ; au contraire puisqu’il envisage sérieusement d’en faire son successeur. Pour achever cette description ubuesque d’un pays qui n’est autre qu’une république bananière, le président Obiang Nguema a pour conseiller économique et homme à tout faire un Libanais musulman soutien financier actif de nombreux réseaux islamistes internationaux. Si la communauté internationale garde le silence sur les dérives de ce pays –pétrole oblige- les chefs d’Etat de la région commencent à s’exaspérer de la pièce tragique qui se joue sous leurs yeux à Malabo. D’autant que modeste et affable à son arrivée au pouvoir, le président guinéen a pris la grosse dette depuis que ses comptes bancaires se sont gonflés de quelques milliards de dollars et qu’il est courtisé par les Etats-Unis ou par la France. Et la perspective de voir un jour son fils arriver aux affaires n’est guère rassurante.
Fuente: Afriquecentrale
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